La Liberté

«Nous exprimons une beauté qui nous est propre»

Luana a choisi en janvier 2020 d’embrasser une carrière de mannequin à l’agence genevoise One Wave Management. © Loba Visual
Luana a choisi en janvier 2020 d’embrasser une carrière de mannequin à l’agence genevoise One Wave Management. © Loba Visual
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14.06.2021

Parle-moi de ton taf!

Luana Silva, 23 ans, est un mannequin de Fribourg. Depuis janvier 2020, elle travaille pour l’agence One Wave Management à Genève. Elle raconte à la Page Jeunes ce que c’est d’être mannequin en Suisse.

C’est en 2013 que je me suis fait repérer dans la rue par Kai Zen, une agence de mannequinat basée à Lausanne. On n’a pas de Fashion Week en Suisse. Envisager une carrière dans le milieu est donc compliqué. C’est un petit monde et nous sommes nombreux! La concurrence est de mise et pour mes parents c’était clair: «Fais ton papier et occupe-toi de ta passion après.» J’ai donc poursuivi mon apprentissage d’assistante médicale, en faisant en parallèle mes premières photos publicitaires et défilés. Papier en poche, j’ai travaillé deux ans dans un cabinet à Bulle mais le rythme est vite devenu difficile à tenir. J’ai donc décidé, avec des encouragements, de vivre de ma passion.

Au début, j’avais peur de devoir me sous-alimenter pour être fine, de tomber dans l’anorexie ou d’avoir à faire des photos louches. Heureusement, ces critiques ne sont plus aussi pertinentes aujourd’hui. Du moins en Suisse, le métier a bien changé! Personne ici ne m’a demandé de perdre du poids. Le taux d’anorexie est à la baisse et c’est tant mieux! Si on veut vendre un habit, il faut avoir l’air normal. Car être mannequin en 2021, c’est représenter quelque chose que l’on doit mettre en valeur, jouer sur le regard et les émotions d’une façon qui se rapproche assez du travail d’un acteur.

La veille d’une séance, je veille à ne pas boire d’alcool car c’est le pire ennemi de la peau! J’évite la nourriture qui me donnerait des ballonnements et je vais au lit tôt. Je mange bien avant d’aller au travail car la faim se remarque. On est toujours actif lors d’une séance: on se change et se rechange, on enchaîne les photos et on subit des flashs toute la journée. C’est épuisant! Mais d’un autre côté, nous restons libres d’être nous-mêmes afin d’exprimer une beauté qui nous est propre. Là où, à une certaine époque, on tentait d’uniformiser, on essaie maintenant d’aller vers la diversité. Yvan Pierri 

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