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Boutheyna Bouslama sans fard

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«Souvent, on a l’impression qu’il faut abaisser notre féminité pour être prise au sérieux», observe Boutheyna Bouslama. © Journées de Soleure/moduleplus
«Souvent, on a l’impression qu’il faut abaisser notre féminité pour être prise au sérieux», observe Boutheyna Bouslama. © Journées de Soleure/moduleplus
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05.06.2021

La cinéaste et plasticienne tunisienne, qui a étudié à Genève et vit désormais à Istanbul, publie Livres perdus, nouvelles chaussures

Stéphanie Fontenoy

Portrait » Selon sa biographie officielle, Boutheyna Bouslama possède un master de cinéaste et plasticienne, diplômée de la Haute Ecole d’art et de design (HEAD) de Genève. Avec la récente sortie en librairie de Livres perdus, nouvelles chaussures, on peut ajouter une corde à son arc: celle d’auteure. Mais qui se cache vraiment derrière ce personnage aux visages multiples, tantôt intimes, tantôt politiques? Cette artiste complète est une sorte d’énigme à déchiffrer: femme arabe à la coupe garçonne peroxydée adepte des fards en tout genre, parlant le français avec un léger accent d’ailleurs, de nationalité tunisienne sans avoir vécu dans ce pays, qui dit «septante» à la suite de ses années genevoises et cite aussi bien la conseillère en style Christina Cordula que Gilles Deleuze.

On la découvrait, petite fille rebelle, ballottée entre la France et le Moyen-Orient, au début de son documentaire A la recherche de l’homme à la caméra, lauréat du Prix de Soleure 2020. On la retrou

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