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«La Suisse a perdu ses avantages face à la Chine»

L’équilibrisme joué par Berne entre économie et droits humains n’est pas payant sur le long terme

Pour Ariane Knüsel, «tout l’enjeu helvétique est d’entretenir les meilleures relations afin de conserver un avantage pour les entreprises suisses». © Keystone
Pour Ariane Knüsel, «tout l’enjeu helvétique est d’entretenir les meilleures relations afin de conserver un avantage pour les entreprises suisses». © Keystone

Yves Genier

Publié le 04.06.2022

Temps de lecture estimé : 8 minutes

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Interview » Occultée par la guerre en Ukraine, l’exacerbation des tensions entre la Chine d’une part, les pays occidentaux de l’autre, n’épargne pas la Suisse.

Celle-ci tente pourtant de ménager Pékin pour favoriser les intérêts de ses entreprises tout en donnant occasionnellement de la voix sur les violations massives de droits humains. Or, cette politique n’apporte pas d’avantage manifeste à la Suisse et à son économie, soutient Ariane Knüsel, historienne spécialiste des relations sino-helvétiques pendant la Guerre froide à l’Université de Fribourg. Entretien.

Peut-on dresser un parallèle entre la situation des années de guerre froide et aujourd’hui?

Ariane Knüsel: Oui, même si, entre les années 1950 et aujourd’hui, la Chine s’est considérableme

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