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Déchirures zurichoises

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A la tête du Département de la sécurité, Mario Fehr a souvent dû croiser le fer avec son parti. © Keystone
A la tête du Département de la sécurité, Mario Fehr a souvent dû croiser le fer avec son parti. © Keystone
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19.06.2021

Le conseiller d’Etat socialiste Mario Fehr claque avec fracas la porte de son parti

Ariane Gigon, Zurich

Rupture » Le conseiller d’Etat zurichois Mario Fehr jette l’éponge. Non pas de son mandat à la tête du Département de la sécurité, qu’il occupe depuis 2011, mais de sa formation politique, le Parti socialiste, dont il fait partie, dit-il, depuis trente-neuf ans. Il accuse sa formation de «dériver» trop à gauche, tandis que les camarades, surtout les jeunes, l’accusent d’avoir dérivé à droite.

Locomotive électorale, puisqu’il a terminé deux fois en tête et une fois au deuxième rang des élections au Conseil d’Etat, Mario Fehr porte volontiers une écharpe: aux couleurs tibétaines, lui qui est un fervent défenseur du dalaï-lama, ou aux couleurs sportives de clubs zurichois, lui qui aime les stades.

Devant les médias hier à Zurich, lors d’une conférence de presse convoquée à la dernière minute, il a parlé d’une autre pièce d’habillement, sa cravate, rouge, abîmée. «Peut-être un symbole», a-t-il dit.

Jugé trop à droite

Car les tensions avec son parti ne datent pas d’hie

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