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Un pas en arrière pour Stan Wawrinka

Publié le 24.05.2022

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Tennis » Le Vaudois s’est incliné au premier tour de Roland-Garros face au Français Corentin Moutet en quatre sets.

Stan Wawrinka est encore très loin du compte. Le Vaudois a concédé une défaite sans appel devant le 139e mondial, le Français Corentin Moutet, au premier tour de Roland-Garros. Ce revers souligne combien son retour au premier plan sera bien ardu.

Battu en quatre sets, 2-6 6-3 7-6 (7/2) 6-3, par un adversaire stoppé ce printemps par une blessure au poignet gauche, Stan Wawrinka ne fut que l’ombre du joueur qui avait triomphé à la Porte d’Auteuil en 2015 et qui avait défié Rafael Nadal deux ans plus tard en finale. Après un premier set parfaitement maîtrisé, le Vaudois a été trahi par son physique pour subir l’ascendant de son rival dans les trois dernières manches. Coupable de 51 fautes directes, il fut trop irrégulier tant en retour qu’à l’échange pour espérer un meilleur sort.

«Un match peut tourner très vite lorsque vous êtes en mal de confiance, remarque Stan Wawrinka. Mais cette défaite traduit bien la réalité. Je n’ai pas encore le niveau pour me sentir bien dans un tel match. Je me bats. J’essaie. Il faut malheureusement passer par de tels moments.» A Paris face à un adversaire qui était très largement à sa portée, Stan Wawrinka n’a, toutefois, pas confirmé l’embellie de Rome où il avait battu Reilly Opelka et Laslo Djere avant de s’incliner logiquement devant Novak Djokovic. Ce premier tour à Paris s’apparente plutôt à un pas en arrière. Même si l’intéressé s’en défend. «Je veux garder le positif. Je continue à avancer, affirme-t-il. Tout se remet en place petit à petit.»

«Il me faut encore beaucoup de temps pour me remettre à niveau, poursuit-il. Quelques semaines. Quelques mois…» Le triple vainqueur en grand chelem tient le discours d’un homme qui veut toujours y croire. Mais à 37 ans, acceptera-t-il encore longtemps de livrer des performances aussi médiocres qui, au final, écorneront l’image du très grand champion qu’il fut? Ou ne doit-il pas, comme s’apprête à le faire Dominic Thiem, passer par la case des Challengers pour retrouver ses sensations? ats

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