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Les notes (décalées) de l'équipe de Suisse face au Brésil

La Suisse a tenu, longtemps, mais a fini par plier à la 83e contre le Brésil. C’est Casemiro, le milieu défensif, qui s’est retrouvé dans la surface de réparation et a crucifié Yann Sommer d’une reprise de volée fluide. Rageant pour la Nati? Certainement. Mais sans le moindre tir cadré à son actif, la Suisse méritait-elle vraiment mieux? Voici les notes des 16 internationaux alignés par Murat Yakin en ce lundi soir.

Thiago Silva s'agenouille devant le Fribourgeois Michel Aebischer. A moins que cette image montre plutôt le Brésilien fêter le but de son coéquipier Casemiro. © Keystone
Thiago Silva s'agenouille devant le Fribourgeois Michel Aebischer. A moins que cette image montre plutôt le Brésilien fêter le but de son coéquipier Casemiro. © Keystone

Patrick Biolley

Publié le 28.11.2022

Temps de lecture estimé : 4 minutes

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YANN SOMMER: 5/6
Ses défenseurs ont fait le plus gros du boulot, mais Yann était là pour parer à toutes les éventualités. Toutes? Pas vraiment. Un Casemiro s’est glissé là où on ne l’attendait pas. Le héros suisse de l’été 2021 n’y a pas pu grand-chose. Ce serait trop injuste de la blâmer pour ça.

 

SILVAN WIDMER: 5/6
Vinicius, Richarlison, c’est qui? Pour Silvan Widmer, l’adversaire n’a ni nom ni palmarès. Il ne voit qu’un ballon à récupérer. Comme face au Cameroun, le latéral de Mayence n’est pas passé loin de la copie parfaite tant défensivement qu’offensivement. Car c’est lui qui a eu la seule occasion de but suisse au bout du pied.

 

MANUEL AKANJI: 4,5/6
Qui s’attendait à voir Casemiro à cet endroit lors du but brésilien? Pas grand monde et apparemment ce brave Manu non plus, vu que pour la première fois de la rencontre il n’était pas accroché à une culotte brésilienne. Pour la prochaine Fête fédérale de lutte, Akanji devra encore travailler un peu.

 

NICO ELVEDI: 4,5/6
Tout comme son compère de défense centrale, il a tenu, longtemps, il a fauté, aussi, sur le but refusé à Vinicius. Mais il n’a pas pris de carton, non plus. Il sera donc là, face à la Serbie et c’est un peu tout ce qui compte.

 

RICARDO RODRIGUEZ: 4,5/6
On l’a critiqué maintes et maintes fois. Lent, il l’est de plus en plus, mais juste dans son positionnement et dans l’attitude il l’est toujours autant. Quand il faut être présent, Ricardo l’est.

 

REMO FREULER: 4,5/6
Il ratisse les ballons, il coupe les occasions adverses, il ne vendange pas ses relances, mais il n’a pas eu l’occasion de récolter les fruits de son travail de sape. Un héros de l’ombre.

 

GRANIT XHAKA: 4,5/10
Il était l’élu, c’était lui! Il devait établir la victoire des forces helvétiques grâce à une merveille de passe, comme celle pour Widmer à la 52e. Au lieu de ça, il a laissé trop de place à Rodrygo et condamné la Suisse à une nouvelle finale contre la Serbie!

 

FABIAN RIEDER: 4/6
Le Brésil n’est pas le FC Lucerne et, pour sa grande rentrée des classes, le petit Fabian a manqué d’application dans ses relances. Les approximations qui passent inaperçues en Super League sont criardes face aux Auriverde. Une copie moyenne pour le Bernois, sorti au bon moment, quand le Brésil a augmenté le rythme sur son côté.

 

DJIBRIL SOW: 4,5/6
Tellement précieux en défense, mais tellement brouillon en attaque. Djibril c’est ce pote de soirée qui vous empêchera de boire le dernier verre, souvent fatal, mais à cause de qui vous rentrerez seul ce soir.

 

RUBEN VARGAS: 4/6
En 1998, Aimé Jaquet priait Robert Pires de muscler son jeu. En 2022, Murat Yakin doit certainement supplier Ruben Vargas de lever ses centres. Trop d’occasions avortées par le Lucernois depuis son côté gauche, malgré ses très bonnes intentions.

 

BREEL EMBOLO: 4/6
Personne ne l’a vraiment remarqué. Même pas Alisson a qui il a failli chiper le ballon comme il l’avait fait avec Monaco face à Rennes en août dernier. Avec moins de réussite, évidemment, sinon nous parlerions (à nouveau) de héros de la nation.

 

RENATO STEFFEN: 3,5/6
Seul Murat Yakin sait ce que Renato Steffen fait au Qatar. Même Renato Steffen n’a aucune idée de pourquoi Renato Steffen y est.

 

EDIMILSON FERNANDES: 4/6
Dès son entrée il met le feu… pour s’éteindre aussitôt. Johnny Hallyday en aurait fait une chanson triste.

 

MICHEL AEBISCHER: 6/6
Un peu de mauvaise foi? Oui, nous avons le droit. De Heitenried à Doha, il n’y a qu’un pas qu’Aebischer a franchi sans sourciller en entrant à la 75e minute pour Sow. Un Fribourgeois en Coupe du monde, cela vaut bien un six. Du favoritisme? Oui, certainement. Et alors?

 

 

HARIS SEFEROVIC: 4,5/6
«Der Mann aus Sursee» est venu bas chercher les ballons distillés par sa défense fatiguée lors de son entrée de la 75e minute. Problème? Il n’y avait plus personne avec qui relayer.

 

FABIAN FREI n’a pas assez joué pour être noté...
… Son entrée en jeu a été gâchée par les multiples ralentis du but de Casemiro. Un mal pour un bien.

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