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Pour s’habiller d’unique

Dans le projet On se parle, upcycling, broderie, couture ou encore crochet et peinture s’associent pour créer des pièces originales et durables

Les amis d’enfance Charlotte et Yoann sont réunis autour d’un projet artistique intitulé On se parle. © Nicolas Hórvath
Les amis d’enfance Charlotte et Yoann sont réunis autour d’un projet artistique intitulé On se parle. © Nicolas Hórvath

Elsa Rohrbasser

Publié le 16.05.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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Vêtements » Le projet On se parle, c’est avant tout deux amis d’enfance désireux de mener une aventure artistique côte à côte: «On avait envie de faire quelque chose de nos mains et comme on aime s’habiller, l’idée de créer nos propres vêtements s’est présentée naturellement», explique Charlotte Merceron, 23 ans. «Au départ, on a commencé par broder sur des vêtements, mais maintenant ça s’étend à tout ce qui touche au textile», ajoute Yoann Ravaz, 24 ans. Les deux amis expérimentent ainsi la couture, le crochet ou encore la peinture pour créer des pièces uniques.

Autodidactes, Yoann et Charlotte profitent de leur temps libre en dehors de leurs études – respectivement en psychologie et en sciences forensiques – pour explorer de nouvelles techniques, grâce à l’infinie connaissance d’internet notamment.

On se veut être ancré dans une démarche durable. En effet, une très large majorité des pièces proviennent de magasins de seconde main ou, parfois, de l’armoire même des créateurs: «Il y a certains vêtements que je ne mettais plus et que j’ai eu du plaisir à remettre après les avoir personnalisés», explique Yoann. «Et on achète des choses qui nous vont à nous. Comme ça, si on ne les vend pas, ce n’est pas perdu.»

«On veut être libres»

Au départ, Charlotte et Yoann n’envisageaient pas de vendre leurs pièces: «On voulait surtout passer du temps ensemble à faire de l’art», confie Charlotte. «Mais rapidement, on a eu envie de partager visuellement ce qu’on faisait en postant sur Instagram», ajoute-t-elle. C’est ainsi qu’On se parle voit le jour sur le réseau social, en 2019. Finalement, les deux artistes se mettent à vendre quelques pièces: «On essaie de respecter à la fois notre temps de travail et le porte-monnaie de nos clients. C’est compliqué, on essaie de voir ce qu’une pièce vaut en tant que telle, c’est-à-dire entre 90 et 190 francs», explique Yoann. «C’est un prix qui peut refroidir, mais en moyenne la création pour chaque pièce ne prend jamais moins de cinquante heures, et plutôt une centaine d’heures», ajoute-t-il. Les deux jeunes font également le choix de ne pas répondre à une demande, mais de créer en fonction de leurs envies: «Ça nous évite de nous retrouver à devoir créer des projets qui ne nous ressemblent pas. On veut être libres dans ce qu’on fait», assume Charlotte.

Laissé à l’abandon pendant quelque temps, le compte Instagram d’On se parle connaît aujourd’hui un regain d’énergie: «C’est difficile d’être réguliers dans le travail parce que ce n’est pas notre activité à temps plein. On a un master à terminer!» sourit Charlotte. Malgré des études à achever, de nombreux projets sont sur le feu et attendent de voir le jour: nouvelles pièces, collaborations ou encore pop-up stores, de quoi donner envie de suivre On se parle de très près.

Instagram: @onseparlecouture

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