La Liberté

«Nous ne sommes pas naïfs face au danger du terrorisme»

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31.05.2021

Dis-moi tout!

Raihyana Kuwunuka

21 ans, Fribourg, coprésidente des Jeunes socialistes fribourgeois (JSF)

«Pour nous, la loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT) fait fausse route. Elle permet de sanctionner des personnes sans qu’elles aient commis de délit. La police pourrait décider de différentes mesures sans l’aval d’un tribunal, sur des critères vagues, ouvrant la porte à l’arbitraire. Ce fonctionnement autoritariste n’est pas digne d’un pays comme la Suisse. Des mesures pourraient être prises contre des enfants dès 12 ans. Il faut protéger les enfants et leurs droits et privilégier la réinsertion. De plus, la loi laisse craindre que des militants puissent être considérés comme terroristes. Dans une démocratie, on devrait pouvoir manifester sans avoir peur d’être réprimés arbitrairement. Nous ne sommes pas naïfs face au danger du terrorisme. Les mesures actuelles doivent être renforcées, mais pas ainsi.»

Alec von Barnekow

22 ans, Avry-sur-Matran, président des Jeunes libéraux-radicaux fribourgeois (JLRF)

«Il faut que l’Etat combatte le terrorisme de manière efficace, dans un cadre strictement établi par l’Etat de droit. Les JLRF et moi-même sommes opposés à cette loi car la notion de terrorisme y est floue. Cela ouvre la porte à l’arbitraire. De plus, cette loi ne respecte pas la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention relative aux droits de l’enfant. Des mesures s’appliquent à des enfants dès l’âge de 12 ans, ce qui est contraire à cette convention. Dans la mobilisation contre la loi, je pense qu’il y a une différence générationnelle. Lorsqu’on fait une loi comme ça, on pondère toujours entre sécurité et liberté et je pense que la jeunesse penche plutôt vers le respect du droit international et les partis gouvernementaux plutôt vers la protection des citoyens.»

Jean-Thomas Vacher

28 ans, Fribourg, Président des Jeunes démocrates-chrétiens fribourgeois (JDC-FR)

«Les mesures proposées par la loi font partie d’un tout. Elles viennent compléter des moyens thérapeutiques et sociaux déjà en place, afin de prévenir des actes terroristes. Je trouve que les mesures (interdiction de voyage, obligation de se présenter au poste…) ne sont pas extrêmes. Elles sont progressives, limitées dans le temps et il y a toujours la possibilité de faire recours. Les actes terroristes coûtent des vies. Ce sont des situations d’urgence face auxquelles il faut réagir rapidement. Ces MPT sont le dernier recours pour pouvoir agir avant que l’acte ne soit commis. Ce n’est pas une loi sécuritaire qui ne serait que punitive mais c’est une loi qui permet d’anticiper et de protéger d’elles-mêmes les personnes qui pourraient se radicaliser.»

Amédée Hirt/DR

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