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Une élection présidentielle verrouillée

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Un meeting de soutien au candidat à la présidentielle Ebrahim Raïssi, dans un stade à Ahvaz, dans le sud-est du pays: le pouvoir à Téhéran s’est senti obligé hier d’assurer que le scrutin avait tout d’une «compétition sérieuse». © Keystone
Un meeting de soutien au candidat à la présidentielle Ebrahim Raïssi, dans un stade à Ahvaz, dans le sud-est du pays: le pouvoir à Téhéran s’est senti obligé hier d’assurer que le scrutin avait tout d’une «compétition sérieuse». © Keystone
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18.06.2021

En disqualifiant de nombreux candidats, le pouvoir a laissé le champ libre à l’ultraconservateur Raïssi

Pierre Alonso

Iran » Il y a deux favoris à l’élection présidentielle qui se tient aujourd’hui en Iran: le chef ultraconservateur du pouvoir judiciaire Ebrahim Raïssi, et l’abstention. Quelque 59,3 millions d’électeurs et d’électrices sur 83 millions d’habitants pourront voter pour le successeur du conservateur modéré Hassan Rohani, que la Constitution n’autorise pas à se présenter pour un troisième mandat. Mais le choix dans les isoloirs sera plus que limité.

Le Conseil des gardiens, sorte de Conseil constitutionnel dont les membres sont nommés directement et indirectement par la plus haute autorité du régime, le Guide suprême, a disqualifié un nombre inédit de candidats, y compris des prétendants dont l’allégeance au système ne fait aucun doute, tel l’ancien président du parlement Ali Larijani.

Vers une abstention record

Celui-ci avait tout d’un potentiel successeur à Rohani. Figure du camp conservateur (du courant des «principalistes», adeptes des principes fondamentaux du régime),

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