La Liberté

Il y a urgence climatique à agir au niveau politique

Aurianne Stroude, Dompierre (VD)

Publié le 23.04.2024

Temps de lecture estimé : 1 minute

La décision de la Cour européenne des droits de l’homme de condamner la Suisse pour inaction climatique est historique. C’est une reconnaissance de l’urgence d’agir au niveau des institutions. Ce sont encore trop souvent les comportements individuels des habitantes et habitants, notamment dans leurs choix de consommation, de mobilité ou d’alimentation qui sont montrés du doigt. Bien sûr, les choix individuels ont un impact sur les émissions d’un pays, mais ils dépendent d’institutions, de lois, d’infrastructures et de ressources et donc avant tout de choix politiques.

Ce jugement est précisément là pour rappeler la responsabilité de l’Etat. Cette décision est aussi historique, car elle montre que des citoyennes peuvent s’engager collectivement pour transformer leurs institutions. Les aînées pour le climat ont rendu possible, ensemble, un jugement qui va marquer les pratiques politiques nationales et internationales pour les années à venir. Elles ont fait reconnaître la protection du climat comme un droit humain, selon les conventions internationales en vigueur.

A l’heure où les températures «records» s’enchaînent et les épisodes climatiques extrêmes se multiplient, la décision de la Cour européenne des droits de l’homme est une sonnette d’alarme politique. Elle doit soutenir les gouvernements et les citoyennes et citoyens pour agir rapidement, ensemble, à l’échelle des institutions. Ce ne sont pas la responsabilité et l’exemplarité individuelles des habitants qui sont en jeu dans cette décision, mais bien l’inaction des institutions et leur responsabilité de protéger les générations actuelles et celles à venir.

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