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Paris, où les mots courent les rues

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Le 1er mai 2012, l’écrivaine Lydia Flem prenait en photo le calligraphe Jan Willem Bruins peignant les vers du Bateau ivre de Rimbaud sur le mur du 2, rue Férou. © Lydia Flem/Courtesy Galerie Françoise Paviot
Le 1er mai 2012, l’écrivaine Lydia Flem prenait en photo le calligraphe Jan Willem Bruins peignant les vers du Bateau ivre de Rimbaud sur le mur du 2, rue Férou. © Lydia Flem/Courtesy Galerie Françoise Paviot
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12.06.2021

Paname » Accusée d’insalubrité, la capitale conserve dans le regard des écrivains son pouvoir enchanteur. Petit panorama éditorial entre féerie et fantasme, enquête et mystification, pour rallumer la Ville Lumière.

Paris n’est plus vraiment une fête. Ce printemps, les réseaux sociaux ont vu éclore sous le hashtag #saccageparis un éloquent catalogue de la laideur urbaine, nourri par des habitants lassés de ces poubelles débordantes, de ces réaménagements au modernisme déjà décrépit, de ce provisoire éternel, de ce patrimoine abandonné à la saleté lorsqu’il n’est pas simplement déboulonné. A la faveur de la pandémie, la vague d’indignation a pris de l’ampleur, forçant la maire Anne Hidalgo à reconnaître le problème.

Pâlissante Ville Lumière dont les éclats se dissimulent ailleurs: dans les mots des écrivains qui, de siècle en siècle, n’ont cessé d’en creuser les reliefs, d’en réécrire la topographie légendaire. Paris outragé, mais Paris réenchanté, par la littérature qui

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