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Cette initiative touche sa cible

Publié le 15.09.2022

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L’initiative sur l’élevage intensif fait parler d’elle. S’il faut se réjouir que notre production se classe parmi les standards les plus élevés, il faut faire la distinction entre là où l’on se trouve et là où l’on devrait être. On constate alors, à la vue des enquêtes de l’association Pour l’égalité animale (PEA) dans nos élevages et à la vue des rapports du GIEC et de l’OMS qui préconisent une diminution urgente de notre consommation de viande, que non, nous ne sommes pas où il faudrait être, tant en matière de production que de consommation.

On veut faire croire que l’initiative favorisera une importation de l’étranger: c’est oublier que ses effets juridiques n’interviendront que dans 25 ans. Nous ne connaissons rien des habitudes des consommateurs du futur. Mais il est fort à parier que, du fait de la catastrophe climatique, dans un monde où la sécheresse rendra la procuration de fourrage difficile, ces derniers se retrouveront à devoir baisser leur consommation de viande, de gré ou de force.

S’il est indiscutable que les agriculteurs suisses fournissent de grands efforts en faveur d’une production durable, il est également clair qu’une concentration d’animaux dans un espace réduit favorise les risques épidémie et l’abus d’antibiotiques, cela dans le but d’une superproduction de viande. Nous comptions 86 800 fermes en 1985 pour 42 559 fermes en 2021 alors que le nombre d’animaux présents a doublé. L’initiative s’attaque à une fraction ridicule de fermes qui perçoivent aujourd’hui l’élevage comme une industrie. Encourager la consommation intelligente passe par le système de production.

Leonardo Gomez Mariaca, Vice-président des Vert’libéraux Fr, Fribourg

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