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Un deuxième squelette retrouvé en Valais sur un glacier

Deux alpinistes ont retrouvé des ossements sur un glacier dans le Haut-Valais (archives/image symbolique). © KEYSTONE/POLIZEI VS/STR
Deux alpinistes ont retrouvé des ossements sur un glacier dans le Haut-Valais (archives/image symbolique). © KEYSTONE/POLIZEI VS/STR
Deux alpinistes ont retrouvé des ossements sur un glacier dans le Haut-Valais (archives/image symbolique). © KEYSTONE/POLIZEI VS/STR
Deux alpinistes ont retrouvé des ossements sur un glacier dans le Haut-Valais (archives/image symbolique). © KEYSTONE/POLIZEI VS/STR


Publié le 08.08.2022
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Un deuxième squelette humain a été retrouvé mercredi dernier en Valais sur le glacier Chessjen dans la région de Saas Fee. Une semaine plus tôt, un premier corps avait été découvert sur le glacier du Stockji près de Zermatt.

Des alpinistes ont retrouvé des ossements à Saas Fee le 3 août, indique lundi à Keystone-ATS un porte-parole de la police cantonale valaisanne Stève Léger, confirmant une information du Blick alémanique. Aucun autre détail ne sera donné: le dossier est désormais en main de la médecine légale.

C'est le deuxième squelette humain découvert sur un glacier cet été en Valais. Deux alpinistes français ont aussi retrouvé des ossements et du matériel sur le glacier du Stockji le 26 juillet. L'identification est là aussi en cours.

Avec des anthropologues

Sans se prononcer sur ces cas particuliers, la police cantonale explique que dans son travail d'identification elle fait face à deux grandes difficultés: la première consiste à avoir suffisamment d'informations pour se limiter à une ou deux identités présumées; la seconde à trouver le matériel de comparaison nécessaire - plus les ossements sont anciens, plus cela peut être compliqué.

A la réception d'ossements ou de corps momifiés, les enquêteurs commencent par analyser sa localisation ou encore les effets personnels retrouvés sur place, s'il y en a, afin de donner un ordre d'idée de l'époque de la disparition et restreindre les possibilités, explique Stève Léger. En parallèle, la médecine légale appuyée par des anthropologues examine le corps et fournit d'autres indications pour affiner les recherches.

"Dès qu'une identité présumée peut être établie, nous essayons de trouver du matériel de comparaison pour l'identification. Très souvent, il s'agit d'un échantillon d'ADN d'un proche, mais cela peut aussi être un dossier dentaire, si des dents ont été retrouvées", relève le porte-parole.

La police valaisanne dispose d'une liste de quelque 300 personnes disparues depuis 1925, dont la grande majorité a disparu avant l'utilisation de l'ADN. "Nous n'avons donc pas d'échantillon de comparaison pour tous les disparus, mais nous essayons de compléter les dossiers le plus possible", relève le porte-parole.

Fonte des glaciers

La fonte des glaciers provoque de plus en plus régulièrement des rejets de corps de personnes disparues depuis plusieurs dizaines d'années. Conscient que derrière ces ossements il y a des familles qui attendent une réponse, parfois depuis plusieurs décennies, la police cantonale fournit "une grande énergie et beaucoup de méticulosité dans ce travail d'identification", souligne-t-elle.

En juin 2012, le glacier d'Aletsch avait rendu des ossements de trois frères disparus en 1926. En juillet 2017, le glacier de Tsanfleuron avait rendu le couple Dumoulin de Savièse (VS) disparu le 15 août 1942.

ats

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