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Soldats et policiers reprennent la prison de Guayaquil

La prison de Guayaquil abrite 8500 détenus, avec une surpopulation de 60% (archives). © KEYSTONE/AP/Dolores Ochoa
La prison de Guayaquil abrite 8500 détenus, avec une surpopulation de 60% (archives). © KEYSTONE/AP/Dolores Ochoa


Publié le 17.11.2021
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Soldats et policiers équatoriens ont repris mardi le contrôle de la prison de Guayaquil, en Equateur, où de violents affrontements entre détenus ont fait 68 morts en fin de semaine dernière. Le site abrite 8500 détenus, avec une surpopulation de 60%.

La situation "est sous contrôle. Nous effectuons des interventions à l'intérieur des pavillons des détenus", a déclaré le directeur des services pénitentiaires du pays.

"Le fameux couloir de la mort est sous contrôle" des militaires et policiers, a-t-il souligné en référence au couloir qui relie tous les pavillons de cette partie de la prison. "Nous nettoyons également tous les miradors qu'ils [les prisonniers ndlr] occupent et qu'ils utilisent pour surveiller leurs bâtiments", a-t-il expliqué.

L'armée et la police, au total près de mille hommes, ont pénétré lundi dans le périmètre de la prison, sans toutefois intervenir dans les pavillons où résident les prisonniers.

Lutte pour le pouvoir

Le vaste complexe carcéral de Guayaquil a été le théâtre vendredi et samedi de nouveaux affrontements entre gangs rivaux qui ont fait 68 morts et 25 blessés. À coups d'armes blanches, d'armes à feu et d'explosifs, des prisonniers ont attaqué, après avoir saboté l'électricité, les occupants d'une autre unité de la prison, qui abrite 8500 détenus avec une surpopulation de 60%.

Les autorités ont dénoncé la "sauvagerie" et la "barbarie" des assaillants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux les ont montrés s'acharnant, à coups de couteau et de bâtons, sur des corps entassés et carbonisés dans une cour.

Une "lutte pour le pouvoir", après la sortie de prison la semaine dernière d'un chef de gang, serait à l'origine de ces nouvelles violences, selon la police.

Divisé en douze quartiers, où sont détenus séparément les membres d'au moins sept organisations criminelles, souvent rivales, ayant des liens notamment avec les cartels mexicains de Sinaloa et Jalisco Nueva Generacion, le complexe carcéral de Guayaquil a déjà été le théâtre à la fin septembre du plus grand massacre de l'histoire pénitentiaire de l'Equateur et l'un des pires en Amérique latine.

Lors de rixes entre bandes rivales, 119 personnes y ont été tuées, certains détenus ont été démembrés, décapités ou brûlés. Depuis le début de l'année 320 détenus sont morts dans différents épisodes de violences dans les 65 prisons du pays.

ats, afp

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