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Michael Graber (UDC/VS) s'excuse pour sa comparaison avec les nazis

Outre le regret manifeste de sa déclaration, Michael Graber ne voit aucune faute de sa part dans cette situation : "La véritable incongruité de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives) © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Outre le regret manifeste de sa déclaration, Michael Graber ne voit aucune faute de sa part dans cette situation : "La véritable incongruité de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives) © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Au-delà des excuses exprimées, le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) ne voit aucune faute de sa part dans cette situation: "la véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives). © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Au-delà des excuses exprimées, le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) ne voit aucune faute de sa part dans cette situation: "la véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives). © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Au-delà des excuses exprimées, le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) ne voit aucune faute de sa part dans cette situation: "la véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives). © KEYSTONE/GAETAN BALLY
Au-delà des excuses exprimées, le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) ne voit aucune faute de sa part dans cette situation: "la véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité" (photo d'archives). © KEYSTONE/GAETAN BALLY


Publié le 14.06.2024


Le conseiller national Michael Graber (UDC/VS) regrette la comparaison qu'il a faite avec les nazis lors de l'altercation entre lui et son collègue de parti Thomas Aeschi et deux policiers fédéraux.

"Je suis désolé et je demande pardon aux policiers", a déclaré M. Graber dans une interview publiée vendredi par le Blick. Lors de l'incident survenu mercredi sur les marches du Palais fédéral, Michael Graber leur avait lancé qu'ils "auraient été les premiers à exécuter les ordres d'Hitler".

Au-delà de ce regret exprimé, M. Graber estime dans l'interview qu'il n'était pas responsable de la situation: "La véritable anomalie de cette journée était le dispositif de sécurité avec des policiers armés de pistolets mitrailleurs chargés sur les escaliers qui ne font pas la différence entre des parlementaires démocratiquement élus et des personnes qui pourraient représenter un danger", a-t-il déclaré.

Il remet également en question l'argument selon lequel le président du Parlement ukrainien Rouslan Stefantchouk était une cible potentielle d'attentat. Ce "danger supplémentaire" pendant une session parlementaire est "discutable", a-t-il affirmé.

Le soutien de Rösti

Mercredi, M. Graber ainsi que le chef du groupe parlementaire UDC Thomas Aeschi avaient été repoussés énergiquement par des policiers armés au Palais fédéral, en raison d'un périmètre de sécurité que les deux politiciens avaient voulu forcer lors de cette visite ukrainienne.

Le conseiller fédéral UDC Albert Rösti a exprimé sa compréhension envers ses collègues de parti jeudi soir lors de l'émission "Rundschau" de la télévision suisse alémanique SRF. Les parlementaires élus et connus de tous doivent pouvoir vaquer à leurs occupations. Le dispositif de sécurité doit garantir leur liberté de mouvement, a-t-il jugé.

Son collègue Beat Jans, chef du Département de justice et police, a lui en revanche défendu le travail de la police. Le fonctionnement du Parlement n'a à aucun moment été entravé, selon lui. Les parlementaires ont simplement dû prendre un autre escalier, on pouvait donc se tenir aux instructions de la police", a déclaré Beat Jans jeudi à Keystone-ATS.

Après l'incident, MM.Aeschi et Graber ont reçu aussi bien du soutien que des critiques sévères de la part de parlementaires.

ats

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