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Ecosse - Suisse: un point qui devrait suffire

La joie de Shaqiri, auteur dun nouveau but somptueux mercredi © KEYSTONE/AP/Martin Meissner
La joie de Shaqiri, auteur dun nouveau but somptueux mercredi © KEYSTONE/AP/Martin Meissner
Le gardien écossais n'a rien pu faire sur le tir de Shaqiri © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Le gardien écossais n'a rien pu faire sur le tir de Shaqiri © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Dan Ndoye a vu son but de la 34e annulé pour un hors-jeu © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Dan Ndoye a vu son but de la 34e annulé pour un hors-jeu © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
La Suisse avait concédé l'ouverture du score sur un autogoal de Schär © KEYSTONE/AP/Martin Meissner
La Suisse avait concédé l'ouverture du score sur un autogoal de Schär © KEYSTONE/AP/Martin Meissner
La joie de Sommer et des supporters suisses après le 1-1 © KEYSTONE/AP/Martin Meissner
La joie de Sommer et des supporters suisses après le 1-1 © KEYSTONE/AP/Martin Meissner


Publié le 19.06.2024


Grâce au génie de Xherdan Shaqiri, la Suisse a virtuellement assuré son billet pour les 8es de finale de l’Euro 2024. A Cologne, elle a cueilli face à l’Ecosse (1-1) le point qui devrait lui suffire.

Avec quatre ponts en deux matches et une différence de buts de +2, il faudrait un cataclysme pour que l’Ecosse souffle la deuxième place du groupe à la Suisse dimanche soir à l’issue de l’ultime journée de cette poule. La Suisse pourra ainsi évoluer l’esprit libre à Francfort contre l’Allemagne alors qu’elle aurait eu le couteau sous la gorge en cas de défaite face à l’Ecosse.

Menée très tôt dans le match sur un autogoal presque "gag" de Fabian Schär, la Suisse a été sauvée, une fois de plus, par l’inspiration de Xherdan Shaqiri. Auteur de l’égalisation sur une frappe magistrale dans la lucarne, le Bâlois, qui n’était pas sorti du banc samedi contre la Hongrie, a rappelé qu’il était irremplaçable malgré le poids des ans et un souffle qui s’épuise un peu trop vite.

A bon compte

Un "Flower of Scotland" merveilleusement chanté par la Tartan Army qui a dû résonner jusqu’à Edinburgh, et l’ouverture du score après seulement 13 minutes de jeu avec la frappe de Scott McTominay déviée par Schär alors que Yann Sommer semblait pouvoir prendre ce ballon sans aucun problème: les Ecossais n’auraient pas pu rêver d’une plus belle entame. Cinq jours après le naufrage de Munich contre l’Allemagne, ils retrouvaient goût à la vie.

Seulement, ils devaient très vite revenir les pieds sur terre. La balle perdue par Tony Ralson offrait une ouverture presque inespérée à Xherdan Shaqiri à la 26e. Le no 23 inscrivait son 32e but en sélection, l’un de ses plus beaux, pour redonner des couleurs à l’équipe de Suisse. A la 32e, Dan Ndoye était, ainsi, très proche de signer le 2-1 à la conclusion d’une action collective de toute beauté. Véritable "poison" pour la défense écossaise, le Vaudois trouvait une minute plus tard le chemin des filets avant que sa réussite ne soit annulée pour un hors-jeu.

Il était donc logique que Ndoye ne soit pas l’élément "sacrifié" pour faire de la place à Breel Embolo. Le Monégasque entrait à l’heure de jeu pour un Shaqiri qui aura largement rempli son contrat dans ce rôle hybride de 9,5 que lui avait attribué Murat Yakin. Avec Embolo à la pointe de son attaque, la Suisse terminait la rencontre dans son 3-4-3 désormais "habituel".

Mais ce sont les Ecossais qui devaient de ménager la chance la plus nette de cette seconde période avec une tête sur le poteau de Grand Hanley (67e). Bousculée par une Ecosse portée par son formidable public, la Suisse s’en est tirée à bon compte. Elle fut loin de témoigner de la même maîtrise collective que face à la Hongrie. Elle n'aura donc pas brisé le signe indien qui veut qu'elle ne gagne jamais ses deux premiers matches dans une phase finale.

Une série extraordinaire

Huit ans après la bicyclette de St-Etienne contre la Pologne, Xherdan Shaqiri a donc réussi un nouveau chef-d’œuvre. Sa frappe de la 26e minute dans la lucarne est bien le geste d’un joueur capable de forcer la décision à tout instant.

Avec cette réussite à Cologne, le Bâlois entre dans l’histoire comme le seul footballeur européen à avoir toujours marqué au moins un but dans une phase finale depuis 2014. Cela avait commencé avec le triplé contre le Honduras à Manaus il y a dix ans déjà. On peut rêver que cette série extraordinaire, que... seul Cristiano Ronaldo peut égaler en Allemagne, se prolonge jusqu’à la Coupe du monde 2026.

ats

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